Thierry Marx ou la gastronomie pour chien
Lundi 28 septembre, les convives réunis dans la cour d’honneur du musée Carnavalet, à Paris, avaient quatre pattes. À l’initiative de Bab’in, marque française d’alimentation animale, Thierry Marx avait imaginé un dîner pour 39 chiens, accompagnés de leurs propriétaires. Nappes blanches, chandeliers et service sous cloche : la soirée reprenait les codes d’une grande table.
Guinness World Records
Au menu, de la volaille, du riz basmati et des carottes, avec une présentation agrémentée de fleurs. Une cuisine destinée aux animaux, mais une mise en scène manifestement pensée pour attirer aussi l’attention des humains. L’événement visait à entrer dans le Guinness World Records.
Ce dîner s’inscrit dans la collaboration entre Thierry Marx et Bab’in, qui commercialise des produits portant son nom. La marque a également annoncé un don d’un montant équivalent à 10’000 repas à Solidarité Peuple Animal, afin de soutenir les animaux en difficulté. Entre promotion commerciale, spectacle gastronomique et soutien associatif, cette tablée canine mêle des registres bien différents. Pour ma part, c’est surtout l’image du chef dans cette opération qui me laisse perplexe. Voir Thierry Marx prêter son talent et son nom à une telle mise en scène a quelque chose de déroutant.

