
Une « slice » chez RORI
Dans une ville aussi bouillonnante que Paris, il suffit parfois de ralentir… particulièrement en plein mois d’août. Les touristes prennent le contrôle de la Ville Lumière pour mon plus grand plaisir. Je me laisse porter et il suffit de quitter les grandes artères, de suivre une rue plutôt qu’une autre et de laisser le hasard faire son œuvre.

Découverte semi-hasardeuse
C’est exactement comme cela que je suis arrivé chez RORI. Ce n’était pas prévu. Enfin si, un peu ! Avec le temps, vous me connaissez. Et, bien souvent, ce sont ces découvertes-là (semi-hasardeuses) qui laissent les plus beaux souvenirs. Dès les premiers instants, tout est juste. Un sourire, un mot, une attention. On comprend immédiatement que l’on passera un bon moment.
L’adresse cultive son propre univers, loin de l’image classique que l’on se fait d’une pizzeria. Une playlist R’n’B accompagne le service, les cocktails sont travaillés et la carte des vins, volontairement courte, est pensée avec intelligence. Mais si l’on vient chez RORI, c’est évidemment pour déguster une tranche de pizza.

Cocher les cases
On prend un crayon et on coche les cases en guise de bon de commande. La première pizza séduit par sa simplicité. Une base blanche maison, de la fior di latte, quelques zestes de citron… La pâte est fine, croustillante et légèrement caramélisée aux extrémités. Une entrée en matière qui met immédiatement en confiance. Puis vient la spéciale. Sauce verte, mozzarella, courgettes, ricotta et de très fines lamelles de bœuf fumé. Une composition originale, parfaitement équilibrée, où le vert domine sans prendre la tangente d’une pizza healthy.
Et puis il y a la peperoni. Encore plus généreuse, avec une pâte légèrement plus épaisse, mais toujours aussi croustillante. La mozzarella fond sous un salami croustillant et piquant, relevé par un miel épicé qui vient subtilement adoucir l’ensemble. Nous repartons du 11e arrondissement, heureux et enjoués, et nous laissons à nouveau la ville nous guider vers de nouvelles aventures. Qui sait où le hasard nous mènera ensuite ? …

