Pretty Patty à Zurich : la ville où tout s’accélère

Pretty Patty à Zurich : la ville où tout s’accélère

Edouard Amoiel

Edouard Amoiel

26 avril 2026

Chez Pretty Patty, les fondateurs sont au premier plan et surveillent chaque détail. Une présence assumée, presque militaire, qui donne le tempo à cette nouvelle antenne zurichoise où tout se joue en direct.

Quelques semaines après l’ouverture de Pretty Patty à Zurich, j’ai discuté avec Lucas Jeanneret, l’un des deux fondateurs de l’enseigne Smash Burger. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est facile de l’imaginer entre deux services, avec derrière lui, la plancha qui chauffe, les patties qui s’enchaînent et une intensité de service qui ne retombe pas. L’occasion de lui voler quelques minutes pour connaître son ressenti à l’égard de cette nouvelle aventure zurichoise, qui a déjà tout l’air d’un petit raz-de-marée.

Low Quality JPG Pretty Patty Zurich Avril 2026
Luca Jeanneeret et Adrian Smith chez Pretty Patty Zurich ©Guillaume Cottancin

Lucas, à t’entendre, ces premières semaines ont été intenses… à quoi ressemblent les journées aujourd’hui ?

Toujours aussi intenses. On fait des journées de plus de douze heures, parfois non-stop derrière les fourneaux. On peut envoyer plus de mille patties en une journée. Mais j’aime ce rythme : ce métier, ce n’est pas pour être derrière un bureau. Je veux être sur le terrain, avec les équipes, au contact du produit et des clients, et je le suis pleinement ici.

Les Zurichois vous ont-ils bien accueilli ?

On ne s’attendait pas à un tel accueil. Dès le premier jour, l’établissement était complet. Les gens goûtent et reviennent. On a peut-être sous-estimé la formation et l’impact de notre communication. À la base, on veut être aligné avec notre marque : simple, fun, sans prise de tête. Venir ici, c’est oublier ses soucis et passer un bon moment.

Justement, cette intensité, comment l’avez-vous gérée avec vos équipes ?

On a recruté et formé une dizaine de personnes lors d’événements privés, mais personne n’est prêt à gérer 500 clients d’un coup. C’est une équipe jeune, parfois en reconversion. On est là chaque jour avec eux ; ça fait la différence. Ils voient notre implication, et ça crée une vraie énergie partagée, même pendant les rushes.

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Le restaurant Pretty Patty de Zurich ©Guillaume Cottancin

Il y a aussi cette idée très forte des « fondateurs sur le terrain » …

Oui, et on sent que ça motive les équipes. Construire sur la durée nécessite d’être présent, surtout dans des concepts en plein essor. Être là, mouiller le maillot, c’est essentiel.

Zurich, c’était une évidence ?

Pas une évidence, mais une envie présente dès les débuts de Pretty Patty à Genève. Le projet a duré un an, avec la recherche du lieu comme la phase la plus longue. Ensuite, tout est allé très vite. Ce que j’apprécie ici, c’est l’efficacité : les réponses arrivent rapidement et les choses avancent. C’est fonctionnel et administratif, mais plus fluide qu’à Genève.

Parle-nous du lieu, justement ?

On a trouvé l’équilibre : quarante-cinq places assises sur deux étages, cuisine ouverte. C’était essentiel pour nous. Rien à cacher, réelle interaction : les clients voient, les équipes sentent l’énergie. Ça tire tout le monde vers le haut.

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Le fameux Smash Burgers de Pretty Patty ©Guillaume Cottancin

Vous avez adapté la carte ?

Non, c’est exactement la même carte qu’à Genève. Rester fidèles, c’est la clé.

Le marché du burger est saturé. Pourtant, vous parvenez encore à susciter de l’engouement. Comment tu l’expliques ?

On propose plus qu’un burger : une expérience, une marque. L’ambiance, le design, l’accueil comptent autant que la qualité. On aime la compétition, installés à côté de grands noms. Cette proximité nous pousse à progresser.

Pour finir, un mot sur la suite ?

Nous avons plusieurs projets à venir. Par exemple, nous réfléchissons à organiser un événement autour de mini-burgers plongés dans une fondue moitié-moitié pour offrir une expérience originale à nos clients. De plus, nous prévoyons l’ouverture de Side Chick aux Eaux-Vives dans un mois. Bien que nous ayons pris un peu de retard sur ce dernier projet, cela nous a permis de rester concentrés sur Zurich ces dernières semaines. Après la consolidation de Zurich et l’ouverture de Side Chick, nous évaluerons de nouvelles opportunités de développement, tout en gardant notre priorité sur la qualité et l’expérience client.

Après seulement quelques semaines, on a déjà la sensation que le concept dépasse le simple produit. Pretty Patty, c’est plus que vendre des burgers, c’est créer de l’énergie, du rythme, une manière de vivre. À Zurich, le pari est déjà en train de se transformer en un essai gagnant. Et de l’autre côté du Röstigraben, Lucas et Adrian semblent plus que jamais à leur place.