À Paris, Yam’Tcha ferme le livre

À Paris, Yam’Tcha ferme le livre

Edouard Amoiel

Edouard Amoiel

14 janvier 2026

Après plus de quinze ans d’existence, Yam’Tcha, le restaurant parisien d’Adeline Grattard, a fermé ses portes en décembre dernier.

Installée rue Saint-Honoré, la table étoilée avait imposé une grammaire bien à elle : un dialogue subtil entre la cuisine française et les influences chinoises, prolongé par un travail pionnier sur les accords mets et thés. Une vision personnelle, intime, que le grand public avait découverte dans l’épisode que Netflix lui avait consacré dans Chef’s Table: France. La fermeture n’est pas celle d’un échec, mais d’un cycle. Comme l’expliquait récemment la cheffe, la routine et la répétition finissent par éroder la créativité. Le choix de s’arrêter relève avant tout d’un besoin de liberté, de respiration, loin des contraintes inhérentes à un restaurant gastronomique étoilé. L’esprit Yam’Tcha, lui, ne disparaît pas. La boutique de thés reste ouverte et le Café Lai’Tcha doit évoluer vers une formule plus simple et plus souple. Une autre manière de continuer à raconter une cuisine sincère, débarrassée du superflu, fidèle à l’essence même du projet.