Hans Chobert , le visage du Bologne
Connu de tous les habitués du Bologne, Hans Chobert est au côté de Florian Le Bouhec déjà depuis le Café de la Paix. Cet ancien « soldat » de la Brasserie Lipp est un professionnel aguerri que l’on ne présente plus. Ce passionné de football a pris l’habitude de quotidiennement répondre avec la phrase suivante au téléphone : « Je suis désolé, mais nous sommes complets », tant l’établissement à côté de la gare continue de défier les lois du temps de la restaurant genevoise.
Disons-le sans détour, Hans Chobert est un professionnel, un vrai. Celui qui a l’œil, celui qui a le geste, celui qui ne commet pas d’impair (ou peut-être très peu), celui qui connaît ses convives et qui sait reconnaître une clientèle fidèle et si exigeante. Les réseaux sociaux et la téléréalité continuent de surchouchouter le monde des fourneaux à défaut de mettre en avant l’univers du service qui est finalement tout aussi important. Comme tant d’autres poètes de la salle, le directeur du Bologne ne s’en offusque pas… il n’en aurait de toute façon pas le temps.
Depuis quelques mois, de nouvelles recrues ont pointé leur minois du côté du Bologne. En plus de la pression quotidienne d’un métier éreintant, le service de salle se veut formateur. Hans Chobert a vocation de transmettre son savoir à une jeune génération qui, pour certains, a encore le courage d’entrevoir cette vocation. Profitons de ces quelques lignes pour remercier ce personnage haut en couleur qui entretient la flamme du service de salle avec autant de fierté que de passion.

