Le retour du Doobie’s

Le retour du Doobie’s

Edouard Amoiel

Edouard Amoiel

21 septembre 2026

Adresse emblématique des nuits parisiennes des années 1990 et 2000, le Doobie’s revient après trois ans de travaux. De quoi réveiller la mémoire de quelques nuits passées.

Le Doobie’s, j’y allais quand j’étais plus jeune. Revoir son nom au 26, rue Marbeuf, me ramène à cette époque et me donne surtout très envie d’y retourner. Après plusieurs années de silence, cette adresse emblématique des nuits parisiennes s’apprête à écrire un nouveau chapitre. Reste maintenant à découvrir si, derrière son nouveau visage, elle a su conserver l’âme du lieu.

Yannick Noha

Née en 1938 sous la forme d’un restaurant russe, l’adresse est devenue La Caravelle dans les années 1970, avant que Yannick Noah ne lui redonne vie en 1993. Restaurant, bar et club, le Doobie’s s’est imposé comme l’un des rendez-vous emblématiques des nuits parisiennes. L’aventure reprend aujourd’hui sous l’impulsion de Must Group. Arnaud Behzadi en a imaginé les nouveaux décors comme la maison secrète d’un collectionneur, où salons, œuvres d’art, cuisine ouverte et bar de nuit se répondent au fil des heures.

Aux fourneaux, David Mantilla, longtemps aux côtés d’Akrame Benallal, signe une cuisine voyageuse. Vitello tonnato, milanaise de thon, linguine au homard, sole meunière ou grandes pièces cuites au Josper composent une carte pensée pour le déjeuner, le dîner et tout ce qui peut arriver ensuite. Le Doobie’s veut renouer avec ce mouvement qui faisait sa singularité : venir manger, prolonger la conversation, puis laisser la musique changer le rythme de la soirée. J’y retournerai très prochainement, avec une seule véritable envie : retrouver un peu de l’âme du lieu.