Toast, nouveau repère à sandwich
Aux Eaux-Vives, les sandwichs toastés de Julien Lindt ont débarqué presque sur la pointe des pieds. Pourtant, derrière la simplicité apparente de Toast, il y a une vraie histoire de passion et d’intuition. À 29 ans, celui qui ne vient « pas du tout du milieu » a décidé de tout quitter pour ouvrir l’adresse qu’il avait en tête depuis longtemps.

Voitures électriques
Designer industriel de formation, Julien travaillait encore récemment au développement de bornes de recharge pour voitures électriques. Une aventure entrepreneuriale lancée à Lausanne, intense et formatrice, mais qui finit par l’éloigner de ce qu’il cherchait vraiment. La cuisine, elle, n’était jamais bien loin. Son père, ancien trader devenu restaurateur sur le tard avec L’Escalier, lui avait sans doute transmis ce goût des virages assumés.
Alors, plutôt qu’un restaurant classique, Julien imagine une sandwicherie à son image : minimaliste, directe, bien sourcée et sans superflu. Ici, tout tourne autour d’un pain au levain toasté. Il l’a longuement cherché avant de revenir finalement chez la Boulangerie Sawerdo. « Le pain, c’est un métier », glisse-t-il avec lucidité. C’est justement ce regard-là qui marque chez lui avec l’envie de bien faire, sans prétendre tout réinventer.

Tuna Melt 2.0
Chez Toast, la carte reste courte, mais alléchante. Les intitulés parlent d’eux-mêmes : un croque généreux, un sandwich au poulet rôti à l’estragon, une version veggie ou encore des créations plus libres. Elles évoluent selon les saisons et les envies. Un tartare de thon façon tuna melt un mois, peut-être autre chose demain. Pas de routine, pas de recettes figées.
Dans ce lieu épuré qu’il a presque entièrement conçu et façonné lui-même, Julien semble surtout avoir trouvé ce qu’il cherchait : une forme de liberté. Au milieu des pains toastés, des odeurs de levain chaud et des clients qui reviennent déjà, il dit simplement qu’il est heureux.



