Le Café du Marché, une cuisine sincère pour un repaire d’habitués
Parmi les nombreux restaurants que compte la rue François-Bonivard, l’un d’entre eux reste emblématique pour les habitants du quartier : le Café du Marché. Avec ses stores qui permettent de cacher l’intérieur et une pancarte qui affiche « complet » tous les midis, on ne s’attend pas à faire un saut dans le temps, une fois la porte franchie. Les tables de bistrot et les affiches vintage de la compagnie Swissair donnent l’impression que l’on est téléporté dans un restaurant de village où se mêlent tintements de verres, conversations joyeuses et éclats de rire dans une ambiance conviviale.

Clientèle éclectique
La clientèle est éclectique composée d’habitués, chacun accueilli comme à la maison. Le menu du jour, écrit sur des ardoises, nous réserve en entrée une soupe de courge ou une salade verte pour ouvrir l’appétit. Nous optons pour la soupe, idéale pour chasser les maux de l’hiver. Assaisonnée d’un judicieux mélange d’épices, la courge révèle ses arômes et laisse un petit côté piquant au fond de la gorge. La soupe est servie avec du pain aux graines, que l’on n’hésite pas à tremper.
Avec sa cuisine traditionnelle, le Café du Marché propose une belle variété de plats : risotto aux bolets, onglet de veau, tartare de bœuf ou filet de loup rôti. Nous choisissons le civet de cerf aux marrons et aux champignons, accompagné de sa purée de pommes de terre. Le service est rapide malgré l’affluence et le plat ne se fait pas attendre. La viande est tendre, symbole d’une cuisson parfaite, et riche en goût, la sauce est puissante, la purée, quant à elle, laisse apparaître quelques morceaux de pommes de terre, offrant une texture qui rappelle la purée maison du dimanche midi chez grand-maman. Un sans-faute qui réchauffe le cœur et ravive des souvenirs d’enfance.

Crème brulée
Pour terminer, une crème brûlée au chocolat, recouverte d’une belle croute de sucre, retient notre attention. Bien qu’un peu granuleuse, son goût est intense et nous terminons ce repas sur une très belle note. Resté dans son jus, cet établissement centenaire a néanmoins retrouvé une nouvelle jeunesse depuis une quinzaine d’années sous la toque de Laurent Lefèvre, offrant à chaque déjeuner ou dîner une parenthèse emplie d’une douce nostalgie.


