La dernière partition de Quentin Philippe chez Arakel
Il y a des nouvelles qui surprennent, d’autres moins. Il y a celles que l’on a envie de raconter, de mettre en lumière, parce qu’elles parlent avant tout d’hommes, de femmes et de cuisine. D’une cuisine qui porte quelque chose de plus, un supplément d’âme parfois difficile à expliquer. On se laisse porter par un projet, par une vision, et surtout par ces êtres humains qui composent, jour après jour, de véritables partitions gastronomiques.
Contre toute attente, le chef Quentin Philippe referme, à la fin du mois de mars, le livre qu’il écrit depuis quelque temps à la rue Henri-Blanvalet, au restaurant Arakel. Une décision qui surprend tant l’adresse avait rapidement trouvé sa place dans le paysage gastronomique genevois. Après avoir décroché une étoile au Michelin et 15 points au Gault&Millau, l’ancien disciple du chef Armel Bedouet s’apprête désormais à écrire de nouvelles pages ailleurs.
Joint au téléphone, il nous confie son désir de rester à Genève. Fidèle à la discrétion et à l’humilité qui le caractérisent, il souhaite simplement signer un dernier menu, comme une ode au printemps qui pointe doucement le bout de son nez. Les convives qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’attabler chez Arakel auront donc encore quelques jours pour découvrir cette cuisine sensible et précise.
Avec élégance, le chef tenait aussi à remercier celles et ceux qui l’ont accompagné derrière les fourneaux, Simon Varane, Chloé Cézeur et l’ensemble des équipes d’Arakel. Réjouissons-nous de retrouver très bientôt Quentin Philippe dans un nouveau chapitre gastronomique. Réjouissons-nous aussi de continuer à suivre, avec bienveillance, les prochaines notes que fera résonner le restaurant Arakel, qui poursuit son aventure avec le chef Paul Cabayé..

